Pourquoi ne partent-ils pas ? C'est une question que notre équipe a entendue de la part d'amis, de famille et de la communauté.
La réponse à cette question est : Ce n'est tout simplement pas aussi facile. La violence entre partenaires intimes (VPI) est une dynamique complexe de pouvoir et de contrôle. Quitter cette relation n'est pas aussi simple que de faire ses valises. Cela implique de prendre des décisions difficiles sous une pression et une peur incroyables.
Souvent, la personne survivante souhaite partir, mais elle se sent incapable de le faire par peur de représailles, ou de préjudices envers ses animaux de compagnie ou ses enfants. Elle peut également manquer de ressources financières, physiques ou mentales.
Un survivant peut être financièrement dépendant de son agresseur. Cette dépendance pourrait provenir du fait que son partenaire violent lui a précédemment refusé des opportunités de travailler, un endroit où dormir seule ou l'accès aux comptes bancaires.
Les handicaps physiques jouent également un rôle dans la mise en place de ressources permettant de partir. Si une personne dépend d'autres personnes pour son soutien physique, elle peut manquer des ressources pour faire ses bagages et partir seule. Elle peut avoir le sentiment que son bien-être est directement lié à ses relations et se sentir piégée.
Les abus normalisés sont également un facteur de décision pour partir. Une personne victime de violence conjugale peut croire qu'elle mérite ces abus, ressentir de la honte, ou penser que les abus ne sont pas si graves en raison de la minimisation, du déni et du blâme de la part du partenaire violent. Ce dernier peut exacerber cette mentalité en isolant la victime d'un réseau de soutien auquel elle pourrait recourir en cas de crise.
Souvent, le survivant est en plus grand danger lorsqu'il tente de quitter une relation. Lorsque le survivant décide de quitter ou de mettre fin à la relation, le partenaire violent peut agir pour punir le survivant. Cela peut se manifester par le partage d'informations ou d'images que le survivant ne voudrait pas voir partagées, en appelant les services de protection de l'enfance à l'encontre du survivant, ou en portant de fausses accusations auprès des forces de l'ordre.
Quelle qu'en soit la raison, quitter une relation peut être difficile. Quitter une situation abusive peut sembler impossible. Les survivants ont besoin d'être soutenus dans toutes les décisions qu'ils prennent et méritent d'avoir accès à du soutien.
Si vous ou une personne que vous connaissez êtes victime de violence conjugale, appelez notre ligne d'assistance au 701-293-7273. Vous pouvez également nous envoyer un message en visite la page contactez-nous.
Nous sommes là pour écouter, aider et soutenir chaque client qui nous appelle ou franchit nos portes.